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Incendie de coton:20 tonnes de coton brûlées à Nikki et Pèrèrè PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 13/03/2015   
Vendredi, 13 Mars 2015 10:11

L’or blanc du Bénin continue d’être ravagé par le feu pendant la campagne commerciale en cours. Une vingtaine de tonnes ont été réduites en cendres mardi et mercredi dernier, dans les Communes de Nikki et de Pèrèrè... La série noire continue pour le coton béninois dont la commercialisation a été lancée en décembre 2014 à Kérou. Malgré les appels des producteurs qui demandent au gouvernement à travers la Sonapra, de faire évacuer le coton des marchés autogérés vers les usines, rien n’y fit, puisque le coton subit la loi du feu. Le mardi dernier, 10 tonnes sont parties en fumée dans le village de Kpébourabou, de l’arrondissement de Tasso dans la Commune de Nikki. Selon les informations, l’origine du feu n’est pas connue. Mais tout est parti d’un vent violent suivi d’un grand tourbillon. C’est après, que l’incendie s’est déclaré, indique un habitant. Les populations ont ainsi vécu stupéfaites le drame en cette pleine sécheresse qui sévit dans la partie septentrionale. Le mercredi 11 mars 2015 dernier, 08 tonnes de coton subissent le diktat du feu, dans le village de Bouyankou, arrondissement de Guinangourou, Commune de Pèrèrè. Là, également l’origine du feu n’est pas connue. Selon nos sources, les producteurs s’apprêteraient à faire charger le coton lorsque de retour de la prière musulmane de 16h, ils constatent l’incendie, qui aurait pu faire plus de dégâts, si la compagnie des sapeurs-pompiers, de la ville de Parakou n’avait pas réagi promptement. L’arrondissement de Guinangourou est situé à une trentaine de kilomètres de Parakou et reste le plus grand producteur du coton de la Commune de Pèrèrè. Ce cas d’incendie de coton n’est pas le premier, indique le maire de Pèrèrè, Babio Youssaou Inoussa. Selon les propos du maire, plus de cinq tonnes de coton sont parties en fumée, la campagne dernière. Le sort du coton est tout simplement malheureux, depuis que le régime de Yayi Boni, en a pris son monopole et sa gestion. A deux mois des premières pluies, plus de 190 mille tonnes de coton attendent leur évacuation, des marchés autogérés vers les usines, avait annoncé le Maep, mardi dernier à Parakou.

Clément Dognon
(Br Borgou-Alibori)