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Editorial : Place au mérite ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Fraternité du 14/07/2014   
Lundi, 14 Juillet 2014 13:08

4234. C’est le nombre d’agents dont a besoin le gouvernement pour garantir la continuité du service public. Le concours de recrutement lancé à cet effet viendra combler ce gap préjudiciable au fonctionnement normal de l’administration. Une aubaine pour la couche juvénile en proie aux affres du chômage ambiant. Obnubilés par la préoccupation de disposer d’un emploi stable et durable, ils sont des dizaines de milliers à postuler, l’objectif étant d’accéder à l’un des postes à pourvoir...

Le test de sélection auquel tous les candidats doivent se soumettre apparaît comme un enjeu de taille pour le ministère du travail, de la fonction publique et de la réforme administrative et institutionnelle, bras opérationnel du gouvernement dans le processus de recrutement des fonctionnaires au profit de l’Etat>
Ce concours ramène sur le tapis la vague de polémiques suscitée par le précédent organisé pour le compte du ministère de l’économie et des finances. A l’époque, beaucoup avaient trouvé à redire sur la transparence et le mérite au point où le gouvernement, sous la pression syndicale, a été contraint d’annuler les résultats. Ce scandale qui a ébranlé tout le système mis en place dans la sélection des agents publics a mis à nu des pratiques peu orthodoxes. Plus que par le passé, la vigilance est de mise dans le rang des activistes de la société civile qui, aux aguets, ne manqueront pas de tirer la sonnette d’alarme, si le besoin se fait sentir.
Les cadres du ministère du travail sur qui pèse la responsabilité de la bonne organisation de ce concours savent qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. Maintenant qu’ils ont l’occasion de redorer leur blason, il faudrait qu’ils s’y attellent en toute connaissance de cause. Sans quoi, plus aucun gage de crédibilité ne pourra leur être accordé. Il s’agit d’abord et avant tout de l’administration publique qui est au service exclusif de tous les citoyens. Qu’ils soient permanents ou contractuels, ceux qui sont appelés à prêter leurs services à l’Etat doivent être sélectionnés selon des critères rigoureux qui n’admettent aucune complaisance. Car la qualité des ressources humaines détermine en bonne partie la performance des structures dans lesquelles elles sont affectées.
Ce concours est d’autant plus un test pour nos gouvernants qu’il permettra aux jeunes de se rendre à l’évidence que la facilité ne mène pas à bon port. Il faut décourager à tout prix les candidats qui espèrent tirer leur épingle du jeu en empruntant des voies contraires à celle du mérite. Il s’agit d’une compétition et non d’une gratification. Avis aux fraudeurs !

Moïse DOSSOUMOU