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Après l’autorisation d’installation d’Ubipharm au Bénin : Les professionnels de la santé fustigent la violation de la loi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 28/04/2014   
Lundi, 28 Avril 2014 14:01

Le Président sortant de l’Inter-ordre des professionnels de la santé, Docteur Soulé Daouda, désapprouve l’autorisation d’installation accordée par l’Etat béninois à Ubipharm. Hier dimanche 27 avril 2014, il a démontré sur la radio Océan Fm que cette autorisation viole la loi N°97 - 020 du 17 juin 1997 portant conditions d’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales... Le président sortant de l’Inter-ordre des professionnels de la Santé regrette le non respect des procédures requises pour la délivrance de l’autorisation à Ubipharm. L’invité de l’émission « Cartes sur table » d’Océan Fm a déploré hier que la loi 97-020 du 17 juin 1997 soit ignorée et violée par les dirigeants. Pour le Docteur Soulé Daouda, (photo) l’autorisation d’exercice d’une structure pharmaceutique obéit à des normes. « La constitution du dossier de demande d’autorisation comporte un certain nombre d’éléments qui sont étudiés au niveau de la Commission technique des autorisations d’exercice, d’ouverture et d’exploitation des structures sanitaires privées au Bénin (Une Commission prévue par la loi 97-020 du 17 juin 1997 qui donne des avis motivés, Ndlr). Nous nous sommes aperçus que tous les éléments du dossier n’étaient pas investis de facteurs de crédibilité, de transparence, qui étaient nécessaires à l’autorisation qu’on devrait délivrer. Ce qui a fait que le dossier a été rejeté quatre fois en commission », a confié l’invité au micro de Ricardo Kpékou. A l’en croire, face aux insuffisances que présentait le dossier Ubipharm, l’ancien ministre de la Santé Issifou Takpara avait dû se plier à la décision de la Commission et a dû lâcher ledit dossier. Mais dès que la ministre Akoko Kindé Gazard est arrivée, a informé hier le Docteur Soulé Daouda, elle a ressuscité le dossier pour ne plus jamais le ramener en commission. « Elle l’a géré au niveau de son cabinet et au cabinet du président de la République en passant par le Conseil des ministres », a-t-il ajouté. L’invité a par ailleurs dénoncé : « Ubipharm est un gros consortium français. Mais dans sa réalisation ici, on nous a fait comprendre que c’est un regroupement de pharmaciens béninois. Mais il y a beaucoup d’Ivoiriens et de Français dedans. En intoxiquant les jeunes, on a voulu faire croire que c’est la promotion de leurs installations alors que tous les capitaux qui ont été mis à disposition l’ont été avec les anciens pharmaciens qui sont déjà là. Il s’agit d’un gros consortium, client de tous les grossistes au Bénin. Et dans ce cadre, vous ne pouvez pas être fournisseur et venir vous implanter comme détaillant comme les autres ». Seulement, l’invité a souligné qu’il existe des voies de recours que les professionnels de la Santé exercent déjà pour faire rétablir la légalité.
Hier dimanche, le Docteur Soulé Daouda a montré qu’Apg est un autre dossier étudié par la Commission technique qui ne comportait rien de sérieux et qui ne méritait même pas qu’on s’y prononce. « Où et comment ce dossier a pu se greffer sur Ubipharm pour évoluer ensemble pour qu’en accordant la licence à Ubipharm, ce soit lié à Apg ?, Moi, j’en sais rien du tout », a-t-il fait remarquer.

Allégresse Sassé