Skip to content
Vous etes sur la page:
Grèves: La reprise des classes entre doutes et querelles intersyndicales PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 24/04/2014   
Jeudi, 24 Avril 2014 12:14

A la faveur d’une conférence de presse animée ce mercredi 23 Avril 2014 au collège d’enseignement général sainte Rita de Cotonou, le front d’actions des syndicats des trois ordres de l’Enseignement  a appelé les enseignants au boycott de la rentrée des classes fixée pour ce jour jeudi 24 avril 2014... Des doutes planent toujours sur la reprise effective des cours dans les établissements scolaires publics de notre pays. La décision de suspension prise par Pascal Todjinou de la CGTB, Dieu-Donnée Lokossou de la CSA, Noel Chadaré de la COSI et Christoph Dovonon de la CSPIB n’est toujours pas cautionnée par Paul Essè Iko de la CSTB, Laurent Mètongnon de la Fésyntyra-finances et le front d’actions des syndicats des trois ordres de l’Enseignement. Le dernier  a  d’ailleurs invité tous les enseignants à observer dès ce jour, le boycott de la reprise des cours. Après avoir crié à la trahison des quatre secrétaires généraux qui selon lui ont violé les principes de la lutte syndicale, Thomas Cakpo, porte-parole du front a déploré  la mauvaise foi du  gouvernement  qui n’a pas su profiter des congés pour satisfaire les revendications relatives à l’octroi des 25% aux enseignants, la sédentarisation des enseignants vacataires et la rétrocession des fonds défalqués pour fait de grève en 2012.

Charles Honvoh

Martin Assogba appelle à la reprise des classes

Pour Martin Assogba président de l’Ong Alcrer, il est normal de reconnaitre que les responsables syndicaux ont raison sur toute la ligne, vue  la  justesse et légitimité de leurs revendications. Cependant, si tout le monde s’accorde à reconnaitre la justesse et la légitimité de la colère des syndicalistes, la grève perlée dans le secteur de l’Education commence par agacer les populations qui sont hantées par le spectre d’une année blanche. Les durs efforts financiers et les sacrifices consentis par les nombreux parents, écoliers, élèves et étudiants seront ainsi bafoués selon le conférencier. C’est pour cela que l’Ong Alcrer salue et félicite sincèrement les secrétaires généraux de la CGTB, de la CSA, de la COSI, de la CSPIB pour leur sens élevé  de responsabilité matérialisé par la suspension de leur motion de grève, malgré leur souffrance. Martin Assogba invite à cet effet,  le chef de l’Etat et son gouvernement à ne pas dormir sur leurs lauriers en saisissant l’occasion qui leur est offerte par les centrales pour répondre favorablement aux exigences des enseignants

Marc Kossou
(Stagiaire)


Les mises au point des parents d’élèves

Se référant à  la lettre circulaire  adressée  aux fédérations départementales des APE afin qu’elles sensibilisent les apprenants lors de ces grèves perlées, le bureau national de la fédération nationale des associations des parents d’élèves du Bénin(Fenapeb) note avec désolation que  les enfants ont réussi à être manipulés  et ont échappé à l’autorité parentale. Selon son président, Epiphane Azon,  le gouvernement a joué sa partition, les centrales et confédérations syndicales et le front ont également  joué les leurs. La responsabilité des parents n’est plus que jamais grande. A ce sujet, l’homme fait un certain nombre de mises en garde. ‘’Nous n’avons pas envoyé nos enfants à l’école pour aller faire des marches ou des grèves de soutien aux enseignants mais plutôt pour apprendre et recevoir le savoir et le savoir-faire, ce droit à l’éducation étant universel et constitutionnel. Pour ce faire, le Fenapeb recommande un suivi rigoureux des enfants  apprenants , qu’ils ne se laissent plus aux effets d’entrainement ni à l’appât de l’argent ni aux vandalismes, qu’ils restent en classe pour réviser leurs cours même en l’absence des enseignants, qu’ils rentrent directement à la maison après les  cours au lieu de déambuler dans les rues. Plus aucun élève ne sera excusé pour avoir sorti des salles de classes professeurs et ses camarades élèves. Nous comptons sur le gouvernement, sur les dispositions sécuritaires prises pour garantir aux enseignants et élèves désireux de travailler de vaquer librement à leurs occupations’’ a laissé entendre  Epiphane Azon.


Charles Honvoh