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Audit participatif de la Lépi: Des agents renvoyés à Sèmè-Podji et Porto-Novo PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 18/03/2014   
Mardi, 18 Mars 2014 10:59

A peine démarrée, la phase de l’audit participatif en vue de la correction de la Liste Electorale Permanente Informatisée (Lépi) a déjà du  plomb dans l’aile tant à Porto-Novo que dans la commune de Sèmè-Podji. Alors qu’à Sèmè  c’est la  répartition des représentants des partis politiques qui divise, à Porto-Novo, c’est le remplissage ou non de la souche des fiches de correction qui est querellé...
Trois jours après le lancement des opérations de cette phase de l’audit participatif en vue de la correction de la Lépi et les agents sont confrontés à d’énormes difficultés dans certaines localités. Dans la ville capitale, alors que les populations venaient à peine de consulter les listes, c’est un fameux problème de remplissage ou non de la souche des fiches de correction qui s’est posé. En  fait, les agents d’actualisation Locaux disent avoir reçu de leurs supérieurs hiérarchiques l’ordre de ne pas remplir les souches en même temps les fiches de correction. C’est ce que ceux-ci faisaient faire aux citoyens jusqu’au moment est arrivé sur les lieux un groupe d’individus pour leur demander d’arrêter les travaux. Ces contestataires estiment que le fait de ne pas remplir la souche au même moment que la fiche est une porte ouverte à la fraude pour la suite de l’opération. En réponse, les autorités en charge de la phase de l’audit participatif avancent un manque de matériel auquel elles sont confrontées.

Querelles politiques à Sèmè-Podji

Dans la commune de Sèmè-Podji, les agents locaux d’actualisation s’étaient déjà rendus à leurs différents postes de travail quand aux environs de neuf heures, ils ont reçu la visite d’un groupe de membres de la coordination Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe). Ces derniers à leur passage dans les postes choisis pour l’opération, intimaient aux agents l’ordre d’arrêter les travaux. Les contestataires expliquent que l’arrêt des travaux est la seule formule trouvée pour protester contre la disparité constatée dans le choix des agents locaux  d’actualisation. « Nous ne comprenons pas pourquoi c’est en grande partie les représentants du Prd qui sont choisis pour faire le travail au niveau de la commune ». Pour le contredire, un agent local d’actualisation explique : « Nous étions au poste quand ils sont venus nous demandant de tout arrêter ». Surpris par cette démarche, le réflexe des agents étaient de contacter leurs supérieurs qui leur ont demandé d’attendre au niveau de leur poste de travail. Quelques instants après le passage de ce premier groupe, un autre groupe des militants  du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) s’est mis à la trousse des premiers. A chaque poste, ceux-ci demandaient aux agents de travailler sans crainte. « Tout à l’heure, nous avons reçu la visite des militants Prd qui nous ont demandé de travailler », témoigne Herman Houssou, en poste à la maison des jeunes de Sèmè. Dans ce mélimélo, les agents locaux ne savent plus où se donner de la tête vu que  leur sécurité est désormais menacée. Mais il faut dire que dans l‘après-midi, les choses sont momentanément rentrées dans l’ordre et l’opération a timidement repris.

Rodrigue Tokpodounsi