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Graves accidents de circulations dans l’Ouémé : Le carnage de l’imprudence PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 01/07/2013   
Lundi, 01 Juillet 2013 07:17

Des vies à sac du fait de l’imprudence de deux hommes. Le carnage de Tovègbamey (Gouti/arrondissement d’Adjohoun) et de Porto-Novo hier dimanche 30 juin 2013 repose la question de la régulation de l’excès de vitesse sur les voies inter Etat... Un bruit de moteur, un violent choc et un silence éternel. L’effroi a saisi le département de l’Ouémé ce dimanche 30 juin 2013. Environ une dizaine de morts dans un accident de circulation à Adjohoun. La mélopée est entonnée et le peuple, le cœur chagriné invoque la miséricorde divine pour les nombreux blessés agonisants. Carrosserie cabossée, vitres brisées, le spectacle était insoutenable. Et comme si cela ne suffisait pas, un bus tout entier a basculé dans une lagune avec à bord une vingtaine de passagers dont on continue de rechercher les dépouilles. Rien n’est laissé dans ce carnage de la route. On pensait qu’après l’accident grave du 4 janvier, plus un drame d’une telle ampleur n’allait nous surprendre. Mais le décompte macabre d’hier laisse des milliers de compatriotes sans voix. Même si l’on a jusque-là de la peine à reconstituer les faits, on peut tout au moins s’attarder sur les causes de cet accident. La première raison qui fait l’unanimité est l’excès de vitesse. Pour le drame qui a eu lieu à hauteur du pont de Porto-Novo, les impacts du choc peuvent permettre de l’attester. Les balises (pourtant faits en fer massif et soutenus par un béton) ont cédé et le véhicule a basculé dans la lagune. La violence du choc était donc tel que ce fer pourtant rigide a cédé. Si la vitesse n’était pas aussi importante, le véhicule pourrait juste heurter les balises. Mais il a traversé tout ce dispositif et s’est retrouvé dans la lagune. Même si plusieurs hypothèses sont envisageables, la seule qui ne semble pas faire l’ombre d’aucun doute, c’est bel et bien celle de l’excès de vitesse. On peut se perdre dans les hypothèses parce que les témoins qui pouvaient nous aider à reconstituer les faits sont actuellement sans vie. Dans le second cas par contre, qui a eu lieu à Gouti dans la commune d’Adjohoun, la providence a permis d’avoir des rescapés qui ont certifié l’hypothèse d’excès de vitesse. Au cours de leurs différents témoignages, ils ont affirmé que le Chauffeur du bus a violé sur toute la ligne les règles élémentaires de sécurité. La première violation est selon la version de ces rescapés la surcharge. En dépit de ce que le bus est surchargé de passagers à bord, ce chauffeur a décidé de disposer à l’intérieur des chaises en plastic pour accueillir d’autres passagers. Loin de s’en contenter, il a selon les déclarations de passagers restés en vie, il a encombré le véhicule avec un matelas qu’il aurait certainement acheté. Une fois entassés les passagers comme des ‘’brebis’’, il a appuyé à volonté sur l’accélérateur, foulant royalement au pied, les multiples mises en garde de ces derniers. Donc, l’inconscience d’un seul a fait perdre la vie à plusieurs personnes et fait gémir bien d’autres. L’excès de vitesse est quoiqu’on dise la première cause de ce carnage d’hier. Et pourtant, on pouvait l’éviter.

Une forte implication des forces de l’ordre pourtant nécessaire

Que faire pour freiner les élans meurtriers de certains de ces conducteurs à la limite, irresponsables ? Les forces de l’ordre ont peut-être la réponse. En effet, dans l’exercice de leur mission républicaine, les forces de sécurité ont l’habitude au cours de leur mission républicaine de procéder à des contrôles sommaires comme la vérification de la validité des pièces. Mais le constat est qu’il ne leur est souvent pas souvent habituel de sanctionner les excès de vitesse au niveau des grandes villes et surtout sur les voies inter Etats. A part les postes de contrôle qui existent et qui sont exclusivement consacrés au contrôle des pièces, il est difficile de trouver sur le tronçon des patrouilles des forces de défenses et de sécurité en train de guetter ces chauffeurs indélicats sur ces voies inter Etats. La présence du gendarme étant le début de la sagesse, si déjà, ils avaient l’habitude d’opérer des descentes du genre et sanctionné sévèrement les chauffeurs indélicats, on aurait fait naître la peur dans les rangs de ces chauffeurs gourmands et inconscients et freiner par conséquent ces élans meurtriers. Même si l’on n’a pas encore des systèmes modernes de contrôle des excès de vitesse, il se pose tout de même la nécessité de réfléchir à faire pression sur ces usagers à travers des formules pratiques de coercition.