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Révision de la Constitution béninoise: Victor Topanou et le Fur s’y opposent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 28/06/2013   
Vendredi, 28 Juin 2013 16:07

Les polémiques autour de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 reprennent de plus belle depuis que le gouvernement a envoyé le projet au parlement. Les révisionnistes et antirévisionnistes confrontent leurs arguments. Parmi des antirévisionnistes, l’on note le patron du Front uni pour la République (Fur), le Pr. Victor Topanou. Ce dernier déclare son opposition absolue et ferme à la révision de la Constitution du moment où il y a des priorités auxquelles le gouvernement devait s’attaquer... « Victor TOPANOU et le Fur disent NON à la révision de la Constitution ». Tel est l’intitulé de la déclaration en date du 25 juin dernier signée par le Professeur Victor Topanou. Selon les termes de la déclaration, son mouvement et lui « considèrent que rien dans la Constitution du 11 décembre 1990 ne freine aujourd’hui l’élan de développement du pays au point de faire de la révision une question prioritaire».  Selon lui, les réactions de désapprobation quasi unanimes, autant de la classe politique que des organisations de la société civile, montrent bien (…) que cette initiative ne fait pas du tout consensus aujourd’hui, au sein de l’opinion. Il est vrai que le Chef de l’Etat a déclaré être à son second mandat et conformément à son projet de révision déposé à l’Assemblée nationale, il n’a pas touché aux articles 42 sur la limitation des mandats présidentiels et 44 sur les critères d’éligibilité,  poursuit-il. « Mais si l’initiative rencontre une telle hostilité, c’est bien parce que le Bénin traverse en ce moment une crise morale profonde qui fait que les citoyens ne croient plus du tout en la parole de leurs gouvernants et, en premier lieu celle du Président de leur République », a souligné le professeur Victor Topanou. A cet effet, il propose au Président de la République à apprendre à se concentrer sur cette crise morale et d’essayer de la résoudre puis à s’attaquer aux questions prioritaires qui se posent aux Béninois, notamment l’emploi des jeunes, la sécurité des personnes et des biens et la lutte contre l’extrême pauvreté et la misère. « Faute de quoi, avance le Professeur Victor Topanou, les Béninois accorderont une place toujours plus grande à la suspicion dans leur jugement de l’action politique et privilégieront les risques liés, d’une part, à l’interprétation possible de la révision comme instituant une nouvelle République et, d’autre part, à l’utilisation probable de leur droit d’amendement par les députés pour modifier de leur propre gré les articles 42 et 44».

E.A.