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Assemblée nationale: Le mea culpa des ministres aux députés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 31/05/2013   
Vendredi, 31 Mai 2013 08:15

La séance plénière d'hier à l'Assemblée nationale a permis de vider le contentieux qui oppose depuis quelques semaines les députés et les membres du gouvernement. Trois ministres du gouvernement étaient face aux députés hier au palais des gouverneurs pour expliquer leurs retards et absence répétés aux séances plénières de l'Assemblée nationale... Le gouvernement peut désormais pousser un ouf de soulagement pour avoir réussi à calmer les ardeurs des députés, même si l'exercice n'a pas été facile. En effet, suite au rendez-vous manqué des ministres à la séance plénière du jeudi 2 mai 2013, les députés ont décidé d'un embargo sur les dossiers dont l'étude implique le gouvernement. Après quelques semaines de grève, le député Thomas Ahinnou a interpellé le gouvernement par une question d'actualité avec débat. Venu hier pour répondre à la préoccupation des députés, le ministre chargé des relations avec les institutions a imploré l'indulgence des députés. " L'exécutif ne peut jamais avoir l'intention délibérée de manquer à la représentation nationale, tout ce qui a été ressenti par nous tous, nous souhaiterions que le parlement accepte les excuses du gouvernement. Des engagements et des dispositions sont en train d'être pris pour éviter ce genre de situations ", a-t-elle déclaré. Allant dans le même sens, le ministre des affaires étrangères a rassuré les députés, qu'à aucun moment, le gouvernement n'a tenté de taxer le président de l'Assemblée nationale de menteur. Arifari Bako a précisé que dans leur communiqué, il a été mentionné que des diligences ont été prises et non toutes les diligences ont été prises. Mieux, il dit que les ministres n'ont pas dit que le président de l'Assemblée nationale est d'accord. Pour lui leur retard ne peut être justifié. " Le gouvernement est venu vous présenter ses excuses. L'incident du 02 mai vient du retard et nous l'avons assumé. Je vous présente les excuses du gouvernement. Car les deux institutions de par leur pouvoir et leurs prérogatives constitutionnelles sont des partenaires pour trouver les solutions aux besoins du peuple " a déclaré le ministre des affaires étrangères.

Cosme Kèkè