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Affaire tentative d'empoisonnement: Les arguments de Me Bournazel PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 28/05/2013   
Mardi, 28 Mai 2013 07:55

L'avocat français du Chef de l'Etat dans les dossiers de tentatives d'empoisonnement et de coup d'Etat, Me Christian Charrière Bournazel venu à Cotonou dans le cadre de la première audience de la Chambre d'accusation de la Cour d'Appel, a donné hier une conférence de presse. En compagnie des avocats béninois, Me Sadickou Alao et Me Rafiou Paraiso, Me Bournazel a expliqué les tenants et aboutissants de la décision de la Cour d'Appel de Paris. Il a profité de l'occasion pour dire qu'il n'a jamais fait passer un communiqué de presse au lendemain de l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction béninois... Au cours de la conférence de presse, Me Christian Charrière Bournazel a simplement éclairé l'opinion publique sur l'évolution du dossier du côté de Paris depuis la demande d'extradition des sieurs Patrice Talon et Olivier Boko, adressée par les autorités béninoises à la justice française. Rappelant que l'extradition ne signifie pas la condamnation, Me Bournazel a fait remarquer que le 22 mai dernier à Paris, la Chambre d'accusation a rendu un arrêt demandant un complément d'informations. A ce sujet, il est revenu sur les compléments d'informations demandées qui seront, selon lui, mises à la disposition de la justice française. " A l'étape actuelle de la procédure, le complément d'informations est indispensable ", a-t-il indiqué. Il a profité de l'occasion pour remettre en cause les affirmations infondées quant à la nature politique de ce procès. Très peu bavard, l'avocat français n'a pas voulu dire plus qu'il n'en faut, compte tenu de l'absence des accusés qui bénéficient de la présomption d'innocence.

La sortie de l'avocat français du Chef de l'Etat au delà de la redite, aura permis d'en savoir davantage sur le communiqué de presse qui fait objet de polémiques depuis la décision de non-lieu du juge d'instruction. " Je n'ai jamais fait passer un communiqué dans la presse par rapport à la décision du juge d'instruction. Et je vous le dis très fermement ". C'est la réponse donnée par Me Christian Charrière Bournazel à la question des journalistes. Comme piqué au vif, l'avocat français dit n'avoir jamais rédigé un communiqué à ce sujet au point d'en faire un large écho dans la presse béninoise. En effet, après la décision de non-lieu du juge Angelo Houssou, un communiqué de presse prétendument signé par l'avocat français du Chef de l'Etat a été abondamment relayé dans la presse dans la nuit du vendredi 17 mai 2013 et tout le week-end de pentecôte. Mais contre toute attente, le bâtonnier français ne se reconnaît pas dans ledit communiqué de presse. Son confrère béninois Me Paul Kato Atita appelé à se prononcer sur la teneur de ce communiqué, a préféré donner sa langue au chat. Qui donc est l'auteur d'un tel montage?
Edgar Gnimavo

Encadré : La chambre d'accusation du Bénin reporte le procès au 10 juillet

Le suspense continue sur l'affaire tentatives d'empoisonnement et de coup d'Etat, pour lequel l'homme d'affaires Patrice Talon est le principal accusé. Pour cause, la décision de la chambre d'accusation attendue pour ce lundi a été reportée pour le 10 juillet prochain.

En effet, la décision de non-lieu rendue par le juge du 6ème cabinet d'instruction du Tribunal de Première Instance de Première Classe de Cotonou a été frappée de deux appels interjetés par le parquet et Me Kato Atita, avocat béninois de Boni Yayi.

Vitali Boton