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Agence béninoise des grands travaux: Jacques Ayadji sollicite Gero Amoussouga pour un débat contradictoire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 29/04/2013   
Lundi, 29 Avril 2013 09:36

La controverse sur l’opportunité d’une Agence des grands travaux au Bénin continue d’alimenter le débat sociopolitique national. Hier dimanche 28 avril 2013 sur Océan Fm, le Secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de l’administration des Transports et des travaux publics (Syntra-Ttp), Jacques Ayadji a une fois encore contesté l’utilité du projet. Il a aussi invité le patron du Conseil d’analyse économique de la Marina, le Professeur Gero Amoussouga qui soutient fermement l’initiative à un débat contradictoire... Le Syntra-Ttp réclame un débat contradictoire avec le Professeur Gero Amoussouga sur l’opportunité de la mise en place de l’Agence béninoise des grands travaux. Hier sur l’émission « Cartes sur table » d’Océan Fm, son Secrétaire général adjoint, Jacques Ayadji a montré que le Chef du Conseil d’analyse économique de la Présidence de la République soutient du faux. Pour lui, c’est le Professeur Gero Amoussouga qui a conçu la dernière communication émanant de la présidence de la République introduite en Conseil des ministres et qui souligne la nécessité de créer cette agence au Bénin. « Il ment au Chef de l’Etat et c’est lui qui veut détruire le secteur des infrastructures au Bénin », a martelé l’invité de Virgile Ahouansè. Jacques Ayadji montrera par ailleurs que le Syntra-Ttp s’oppose à l’initiative parce que l’Agence n’a marché nulle part. Selon lui, si cette nouvelle trouvaille est concrétisée, elle fonctionnera comme « un moulin à Franc Cfa » comme l’est déjà l’Agence de réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa). Pour lui, l’Agetur, l’Agetip exécutent déjà bien sur le terrain les missions à confier à la nouvelle Agence et le Bénin doit plutôt travailler à l’amélioration des prestations de ces structures-là. Le Secrétaire adjoint du Syntra-Ttp, affirmera également que pour mettre de l’ordre dans le secteur des travaux publics, il faudra bien que le Bénin révise le Code des marchés publics et réétudie les compétences accordées à la Direction nationale du contrôle des marchés publics. Mieux, il propose au gouvernement de boucler les financements avant de lancer les chantiers et de confier désormais les projets aux entreprises qualifiées.

« Le mythe chinois est en train de tomber au Bénin »

Jacques Ayadji a réagi au choix porté par le président Yayi Boni sur la coopération chinoise dans l’exécution des grands travaux publics au Bénin. Selon ses propos, l’expertise chinoise n’est pas aussi recommandable. Il montrera que le bâtiment du ministère des Affaires étrangères construit par les Chinois est en train de couler et qu’il y a aussi de grands risques que les deux tours administratives nouvellement érigées à Cotonou connaissent le même sort. « La bête noire des Chinois, c’est l’étanchéité… Le mythe chinois est en train de tomber au Bénin », a-t-il révélé. Pour l’invité, la majorité des travaux confiés aux Chinois est exécutée avec incompétence. Il en est ainsi, a-t-il informé, de l’échangeur de Godomey et du chantier Godomey-Pahou. « Les Chinois refusent tout contrôle sur leurs chantiers… Les Chinois ne constituent pas la panacée… Sur le chantier Godomey-Pahou, ils ont créé un lac artificiel. Il faut que le gouvernement ferme la voie. Sinon ce sera une boite à mourir… », a dénoncé Jacques Ayadji.

Allégresse Sassé