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Police nationale: Un projet de nominations à titre exceptionnel suscite des remous PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 27/03/2013   
Mercredi, 27 Mars 2013 07:13

En 2012, des fonctionnaires de Police ont été nommés à titre exceptionnel pour compter de l’année 2011 en raison de leurs différents mérites et actes d’éclat posés. Ces nominations ont reçu un écho favorable dans le rang des policiers qui ont salué cette volonté rare de leurs autorités de faire valoir les mérites de leurs collègues. Cette année, des autorités de ladite corporation seraient en train de prendre des dispositions pour la nomination de fonctionnaires de Police à titre exceptionnel... Selon les informations, ce sont les mêmes personnes qui seront prises en compte dans les prochaines nominations à titre exceptionnel. Les informations indiquent que la principale innovation de cette action est l’escamotage des grades supérieurs à ceux que portent actuellement les intéressés. Ainsi, un Commissaire de Police de première classe par exemple, pourrait se voir nommé Commissaire Divisionnaire de Police sans passer par le grade de Commissaire Principal de Police. Cette situation suscite des remous au sein de la famille policière. Dans le rang des lésés, on affirme qu’il y a beaucoup d’agents de Police qui font des prouesses dans la discrétion. D’autres encore font preuve de leurs compétences au niveau de l’administration policière, dans les directions départementales et techniques comme celles du matériel, des infrastructures, de l’équipement au niveau des écoles, de l’émigration et de l’immigration, de la sécurité publique, de la santé sans oublier les commissariats spéciaux et services spéciaux de police. « Dans ces conditions, comment faire fi de ces compétences bien que cachées par leur nature sont d’une grande importance pour le bon déroulement des activités de la corporation policière dont l’image est soignée au quotidien… », a fait savoir un officier de Police. Pour un autre, il serait alors indiqué que l’équité préside à tout instant aux prises de décisions et que les faveurs fassent vraiment exception. Pour lui, les repères disparaitraient, les textes n’existeraient que de nom, les bonnes volontés émoussées, l’éthique reléguée à l’arrière-plan. Ainsi, la compétence des uns toujours récompensés risquerait de tuer inexorablement celle des autres toujours laissés pour compte. Plusieurs cadres de la Police soutiennent que les autorités de la Police doivent faire en sorte que cette institution chargée du maintien de la paix ne perde ses lettres de noblesse pour que ce qui est sacré reste et demeure sacré.

Jules Yaovi Maoussi