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Ça va mal à l’Inspection Générale du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par 24H au Bénin du 25/03/2013   
Lundi, 25 Mars 2013 13:39

Depuis quelques mois une situation de vives tensions règne à l’Inspection Générale du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (Memp). A l’origine de cette situation, les rapports humains et de travail très tendus entre l’Inspecteur Général du Ministère et un groupe de cadres de cette structure avec à la clé de graves accusations d’une part et des démentis et explications d’autre part... « …le fonctionnement de l’inspection Générale du Memp aujourd’hui est comparable à celui d’un manchot ou d’un estropié, dans un climat très tendu ». Cette phrase contenue dans une correspondance en date du 28 décembre 2012 adressée par le personnel de l’Igm/Memp à l’Inspecteur Général d’Etat et signée de Thierry Hountondji Inspecteur Vérificateur, Grégoire Mewedohou Inspecteur Vérificateur, Vincent Avocétien Inspecteur Vérificateur et Ephrem Zanklan Assistant/Igm, est évocateur de l’atmosphère qui règne à l’Inspection Générale du Memp où des personnes appelées à travailler ensemble ne s’adressent pas la parole.

Un chapelet d’accusations

A en croire, plusieurs écrits adressés à diverses structures et différents responsables hiérarchiques par les cadres opposés à l’Inspecteur Général, Euloge Ada, la gestion de ce dernier serait caractérisée par une employabilité du personnel marquée par la discrimination, le favoritisme, une gestion solitaire, une torture morale des cadres et de la violence verbale à leur endroit, plusieurs missions simultanées par les mêmes agents, les mêmes jours dans des localités différentes, l’emploi d’agents contractuels dans des commissions appelées à contrôler la fiabilité du reversement des contractuels en agents contractuels de l’Etat.
A titre illustratif, dans une correspondance du personnel adressée à l’Ige et datée du 26 décembre, on peut observer un tableau où il est indiqué par exemple que des inspecteurs vérificateurs ont effectué 5% , 6%, 7% des missions de l’Igm alors que des collaborateurs internes et extérieurs en ont effectué 96%, 40%

L’Igm renvoie à l’Ige

Face à la gravité de telles accusations et dans le souci d’équilibrer les informations reçues, une démarche en deux temps a été menée vers l’Inspecteur Général du Memp, Euloge AdaMais par deux fois, l’Igm du Memp nous a renvoyés vers l’Inspection Générale de l’Etat sans l’autorisation de laquelle, il ne saurait parler à la presse à ses dires.

Mais d’autres sources autres que celles des cadres mécontents, ont bien voulu nous confier leurs connaissances et appréciations de la situation entre l’Igm et ses "adversaires".

Des recoupements faits, les accusations ne seraient pas fondées. Il s’agirait d’une remise en cause des intérêts et avantages divers, un bouleversement intervenu avec l’arrivée du nouveau Igm/Memp. Nos sources indiquent par ailleurs que tout serait parti d’un problème de profil. En effet, il nous est revenu qu’à sa prise de service fin juin 2011, Euloge Ada tout nouveau Igm/Memp, a fait savoir que selon sa lettre de mission, il ne saurait employer des cadres qui ne répondent pas au profil. « On ne pas envoyer un professeur de Sciences physiques auditer un comptable ayant un Dess en comptabilité » a-t-on entendu dire.

Sur le sujet, un courrier aurait été envoyé au ministre en charge des enseignements Maternel et Primaire demandant le redéploiement de certains cadres et agents. Ephrem Zanklan, Assistant à l’Igm, dit ne pas comprendre comment peut-on demander le redéploiement d’une partie du personnel de l’Igm alors que le décret N°2011- 579 du 31 août 2011 définissant le cadre général des attributions, de l’organisation et du fonctionnement des Igm énonce qu’il faut un minimum de 11 personnes dans les Igm et qu’ils sont moins d’une vingtaine à l’Igm/Memp.

Vincent Avocétien Inspecteur Vérificateur à l’Igme ajoute quant à lui que le problème de profil est un faux fuyant dans la mesure où les cadres et agents ayant servi dans les Directions d’Inspections et de Vérification Interne ( Divi) puis ceux des Igm ont été plusieurs fois formés par l’Etat pour les audits. A en croire l’inspecteur vérificateur Avocétien, les rapports des travaux effectués par lui et les autres collaborateurs à la Divi et à l’Igm n’ont jamais fait l’objet de contestation ou de rejet. « S’il faut être financier avant d’être auditeur, comment expliquer la présence de professeurs d’Histoire et de Géographie avec statut et fonction d’inspecteurs à l’Inspection Générale d’Etat ? » s’est interrogé Vincent Avocétien.
Mais le statut quo qui s’observe dans les relations de travail et les rapports humains entre l’Igm/Memp et certains cadres de cette structure montre bien que la situation de tension perdure dans cette administration publique.

Nous y reviendrons !

Francis Z. OKOYA