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Coupure intempestive de l’énergie électrique: Quand le délestage ouvre la voie aux actes de cambriolage (Les Forces de l’Ordre doivent redoubler d’ardeur) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 21/03/20213   
Jeudi, 21 Mars 2013 07:31

Le Bénin est battu de plein fouet depuis quelques semaines  par les coupures intempestives de l’énergie électrique. Même au niveau de la Société béninoise de l’énergie (Sbee), société distributive, on est débordé et déboussolé par cette situation qui prend au fur et à mesure qu’on avance dans le temps une allure inquiétante... Et comme le dit l’adage : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Ce phénomène qui embrase tout le Bénin profite énormément aux individus sans foi ni loi. Exploitant  la persistance de l’obscurité, ces derniers n’éprouvent plus la moindre difficulté pour cambrioler les boutiques, les maisons ou  dépouiller les paisibles populations de leurs biens.

D’une heure de coupure, on est passé à deux heures et presque  à 24h/24 ces derniers jours. Décidément, le délestage au Bénin prend une allure inquiétante. Et même au niveau des responsables de la Société béninoise de l’énergie électrique(Sbee), on ne croit plus de sitôt à un éventuel retournement de situation. Tout le monde est déboussolé, désorienté, embarrassé et désemparé. Combien de fois n’a-t-on pas chanté des réformes au niveau de la Sbee pour amoindrir les peines des populations? Pourtant rien. Mieux la saignée continue.  Du côté des populations, c’est avec la peur au ventre qu’elles arrivent à vaquer à leurs occupations pendant la nuit.  Le Bénin est-il en train de retourner peu à peu à la période du néolithique ou de la préhistoire où l’énergie électrique n’existait  pas  et que les hommes vivaient dans le noir? La situation va de mal en pire et personne ne sait à quel saint se vouer. Mais là où le bât blesse, c’est qu’au moment où  les  populations pleurent l’inexistence de l’énergie électrique, des individus sans foi  ni loi quant à eux profitent énormément de la situation pour commettre facilement des forfaits.  Dans les coins et recoins de Cotonou et environs, les malfrats jouissent des coupures intempestives du courant électrique.  Saisissant cette situation, ils posent des actes de vandalisme. Des boutiques et concessions sont cambriolées. Des motos, des insignes de véhicules, porte-monnaie,  et téléphones portables sont arrachés, sans grandes difficultés. Le comble, c’est des cas de viol qui se font enregistrer. Une Nigériane, la quarantaine environ a fait les frais dans la nuit du mardi à mercredi dernier  à Dédokpo,  alors qu’elle revenait fraîchement du Nigeria et que tout était déjà noir à Cotonou. Selon certaines indiscrétions, la dame aurait été violée et son sac aussi serait emporté par les hors-la-loi. C’est tout simplement horrible et très grave !  Si la Sbee a perdu la bataille, la Police quand à elle doit redoubler d’ardeur pour assurer la sécurité des personnes et des biens durant cette période. Des fouilles et autres doivent être constamment opérées surtout dans les rues et sur des artères. Car, il serait mieux d’épargner les populations de ces cruautés plutôt que de laisser le mal étendre résolument ses tentacules.

Etienne YEMADJE