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Accusés de n’avoir pas signé le procès verbal de la réunion du 7 mars dernier: Les groupements et associations professionnelles de la Ccib apportent des clarifications (L’organisation des élections transparentes exigée) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 20/03/2013   
Mercredi, 20 Mars 2013 16:48

Le Collège des groupements et associations professionnelles de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (Cgap-Ccib) a donné de la voix. En effet, accusés de n’avoir pas signé le procès verbal issu de la réunion du 07 mars dernier entre ministres du Gouvernement et  opérateurs économiques, les responsables de ce collège des groupements et associations professionnelles de la Ccib ont rencontré les médias pour faire la lumière sur leurs comportements. C’était ce mardi 19 mars 2013 à Cotonou... Dans les colonnes de certains journaux parus le mardi 19 mars dernier, le Collège des groupements et associations professionnelles de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin a été indexé d’avoir refusé de signer le procès verbal issu de la réunion, tenue le 07 mars dernier entre les groupements et associations professionnelles et six ministres du Gouvernement, à lui adresser par les  autorités du ministère en charge du commerce. C’est pour éclairer la lanterne de l’opinion publique sur ce comportement du collège que les membres ont rencontré les médias hier. Pour le président, M. Raffet Loko,  le document lui aurait été transmis et il devrait le signer et renvoyer. Mais contre toute attente, certaines recommandations formulées et qui devraient être prises en compte dans le procès verbal de la réunion du 07 mars dernier n’ont pas été n’y figuraient pas dans le document adressé au collège. Aux dires du président Raffet Loko, rien ne peut sa passer de cette façon pour qu’on aboutisse à des élections crédibles à la Ccib. « Nous ne voulons pas être comptables de ce qui arrivera demain. C’est pourquoi nous avons refusé de participer à ce jeu », a souligné Raffet Loko. Selon lui, le collège des groupements et associations professionnelles de la Ccib ne demande que le respect des textes pour l’organisation des élections. « Si les textes sont respectés et que nous gagnons les élections, tant mieux. Mais si nous perdons, nous sommes en démocratie. Nous allons respecter le verdict », a-t-il poursuivi. Aux dires du porte- parole du collège M. Serge Sogbossi,  il y a violation des articles 4,62 et 71 des textes quant à l’organisation des élections. Et une fois dénoncées, les irrégularités notées par les membres du collège, ont été confirmées par le Président de la République qui a décidé qu’on sursoie au processus. De même, la  « Commission Gnonlonfoun » a dénoncé les irrégularités. Idem pour  le ministre du développement, M. Marcel Alain de Souza  qui, lors de la réunion du 07 mars dernier, a exigé que les élections soient organisées dans les règles de l’art. Pour Serge Sogbossi, la Cour suprême a été aussi saisie  dans ce dossier et a donné raison au collège des opérateurs économiques en prenant en compte les écueils dénoncés. A l’entendre, ils auraient été saisis pour remettre en cause les appréciations pour aller au consensus. « Nous ne pouvons aller à un consensus si ce que nous reprochons n’est pas corrigé », renchérit Raffet Loko. Abondant dans le même sens que ses prédécesseurs, Jean-Baptiste Adjovi, le second membre du collège a fait remarquer que les règles du jeu ne sont pas respectées quant à la composition de la Commission consulaire chargée de l’organisation des élections à la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin. Selon lui, sur les 09 personnes qui composent cette commission, 03 seraient des opérateurs économiques. « Le jeu est faussé et si nous allons droit au but, beaucoup de choses risquent de se passer pour les opérateurs économiques », s’indigne le conférencier. A l’en croire, les membres de la commission ont eux- mêmes reconnu les écueils et corrigé certaines irrégularités dénoncées par le collège lors d’un débat-télévisé. Des explications de ce dernier, des 234 électeurs qui, selon eux, ont plus de 2milliards FCFA de chiffres d’affaires, ils ont opéré une épuration pour arriver finalement à 23.  Rien qu’en tenant compte de ces choses, poursuit Jean-Baptiste Adjovi, il va falloir dissoudre   la commission en place et ranger la liste électorale concoctée pour organiser des élections crédibles et transparentes comme le souhaite le Chef de l’Etat.

E.Y