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Après les décisions de poursuite de plusieurs anciens ministres: Panique au sein de la mouvance présidentielle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 27/02/2013   
Mercredi, 27 Février 2013 11:09

La représentation nationale a donné la possibilité aux anciens ministres sur lesquels pèsent des soupçons de mauvaise gestion, de pouvoir se défendre devant la Haute cour de justice (Hcj). Mais lors des débats en plénière sur certains dossiers scabreux, plusieurs personnalités ont été citées. Un fait nouveau qui sème, selon des observateurs, la panique au sein de la majorité présidentielle plurielle... Les poursuites judiciaires autorisées par les députés contre les anciens ministres François Noudégbessi, Rogatien Biaou, Soulé Mana Lawani, Armand Zinzindohoué et Kamarou Fassassi influenceront certainement le jeu politique. Au-delà des passions que suscitent ces décisions à l’Assemblée nationale, il importe de souligner que les poursuites ainsi engagées pourront gêner des intérêts. Et pour cause, certains dossiers pourraient entacher plusieurs personnalités de la mouvance présidentielle plurielle. En effet, au cours des débats en plénière, plusieurs noms ont été cités. Dans le dossier relatif à la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale pour lequel sont poursuivis les anciens ministres François Noudégbessi et Soulé Mana Lawani, des soupçons pèsent également sur des députés de la 6ème législature qui ont gagné des marchés. Mieux, le rôle du questeur Mama Djibril Débourou qui représentait l’Assemblée nationale à l’époque dans la structure de passation des marchés a fait objet de débats houleux. Des débats qui poussent certains parlementaires à demander plus de lumière sur le rôle réel de l’Honorable Débourou. Dans le dossier Cen-Sad, le Candide Azannai et des élus de l’Union fait la Nation (Un), ont exigé que le président de la République pousse loin sa volonté de « nettoyer les écuries d’Augias » en envoyant les noms des autres autorités impliquées dans ce scandale, car ont-ils indiqué, le ministre Soulé Mana Lawani ne peut pas à lui seul être responsable de ce scandale. De toutes les façons, si le président de la République ne le faisait pas, le mis en cause doit sauver son honneur en citant tous les noms des personnes impliquées, ont fait observer. Ce qui amène à dire que dans cette affaire, de nouvelles révélations seront enregistrées et pourront faire courir les caciques du pouvoir. Le risque de panique est aussi le même dans l’affaire Icc-Services. En effet à propos de ce dossier, le député Candide Azannai a demandé le sort réservé aux ministres Sakinatou Alfa, Kogui N’douro, Iréné Koupaki, Marcel de Souza, Idriss Daouda et autres dont les noms peuvent être également cités au même titre que l’ancien ministre Armand Zinzindohoué. En ce qui concerne l’affaire de l’achat des groupes électrogènes au profit de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) dans laquelle l’ancien ministre Kamarou Fassassi est poursuivi, les députés ont réclamé toute la lumière sur la situation de certains anciens responsables de ladite société à savoir Célestine Adjanohoun et Luc da Matha Santana. Sur le même dossier, Candide Azannaï a également invité le Président de la République à en savoir davantage sur l’implication du député Grégoire Laourou, ministre des Finances au moment des faits. Autant d’effets que pourraient donc avoir les différentes poursuites. Ce qui amène d’ailleurs plusieurs observateurs à affirmer que la majorité au pouvoir est déjà état d’alerte.

T. G. R

(Br Ouémé/Plateau)