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Nouvelle crise au Prd Houngbédji descend le maire de Porto-Novo (Il dénonce la gestion hasardeuse de la Mairie de Porto-Novo) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 28/01/2013   
Lundi, 28 Janvier 2013 21:56

La cérémonie de présentation de vœux tenue samedi dernier entre les militants Prd et leur leader a vite tourné au règlement de comptes entre le maire Moukaram Océni et Me Adrien Houngbédji, président du parti. Alors que nombre de militants attendaient de ce rendez-vous l'occasion pour régler définitivement la crise qui secoue le conseil municipal, Adrien Houngbédji a enfoncé le clou… et accablé le Maire.... Un procès en règle du maire Porto-Novo, un satisfecit au groupe des conseillers " rebelles ", une invitation à mettre fin à la " gestion hasardeuse" de la ville de Porto-Novo. Pour la présentation des vœux aux militants, le leader des tchoco-tchoco n'a pas choisi la langue de bois. Mieux, il n'a pas eu peur de prouver à la face du monde que c'est désormais la lune de fiel entre lui et Moukaram Océni, maire de la ville de Porto-Novo.

Le discours délivré samedi dernier aux responsables et militants du parti venus lui présenter leurs vœux de nouvel an a fini de fixer définitivement les esprits. Après son émission télévisée où il annonçait que le prochain maire de la ville de Porto-Novo sera un goun et la réunion de crise à son domicile où il mettait son embargo sur le projet de construction de l'hôtel de ville de Porto-Novo, Me Adrien Houngbedji vient de monter qu'il continue d'avoir la dent dure contre l'édile de la ville de Porto-Novo qui pourtant est un pur produit de sa formation politique.


Les sujets qui fâchent


Trop de soucis donc pour le locataire de l'hôtel de ville qui passe depuis plusieurs mois une fin de mandat très agitée. Aussi bien au niveau de l'administration communale, au sein du conseil communal, que dans sa formation politique, le maire Moukaram Océni semble avoir perdu de son autorité et de sa notoriété. Même sa marraine, bailleur incontestable du parti, reste curieusement muette et parait peu visible lors des activités du parti. Toutes choses qui fragilisent le n°1 de la municipalité de la ville de Porto-Novo dont personne n'ignore pourtant le style autoritaire. En effet, au-delà des réformes à polémiques au niveau de l'administration communale dont notamment le limogeage du directeur des affaires financières, les déboires du maire Moukaram Océni ont commencé avec le passage forcé d'un certain nombre de projets certes salutaires pour la ville mais " insuffisamment pensés, insuffisamment réfléchis " selon le président Adrien Houngbedji et les conseillers Prd. Il s'agit donc selon le président du parti, d'une démarche qui vise à éviter à la ville de Porto-Novo de nouveaux éléphants blancs. Ceux de l'hôtel ''la détente'', la place de l'indépendance... étant encore dans les mémoires. Pour se justifier, le leader des Tchoko-tchoko explique par exemple que le budget d'investissement de la mairie est de 600 millions de F Cfa seulement par an mais le maire Moukaram Océni veut construire un hôtel de ville à 5,5 milliards de F Cfa. Au sujet du transport en commun dans la ville de Porto-Novo, Me Adrien Houngbedji confie que les bus étaient attendus pour ce mois de janvier alors que ni le parking, ni le mode et la société de gestion n'existent encore. Déclarant que nous ne voulons d' " un cimetière de bus ", le président du Prd estime que la " précipitation " qui caractérise le lancement desdits projets est motivée par les élections qui approchent : " on veut montrer qu'on fait quelque chose " dénonce t-il.


Mouka comme Dober !


Inutile de chercher ailleurs les raisons de la crise au Prd. Elles trouvent bien leur source dans l'ambiance de fin de gestion caractérisée par une guerre de positionnement préélectorale. Depuis que le maire Moukaram Océni comme son prédécesseur Robert Dossou (en 2008) a vu brisé son rêve de rempiler, coups bas, guerres de déclaration par médias interposé et attaques de tout genre ont droit de cité à la mairie de Porto-Novo. Une situation entretenue par le leader du parti qui dit défendre les valeurs qu'il a combattu toute sa vie. Mais osons le dire, le premier problème du Prd secoué à chaque veille des élections communale demeure sa sacrée règle de succession qui prévoit une rotation ethnique entre gouns et Yorubas à la tête de la municipalité. Restent trois question qui méritent d'être posées. Quel idéal recherche le Prd pour la municipalité de Porto-Novo ? Que reprochait-on au maire Robert Dossou si, à l'évidence, le maire Moukaram Océni non plus n'a été à la hauteur de la mission à lui confiée ? Sur quelle base désigne-t-on au sein du parti, le maire de la ville de Porto-Novo et quelles sont ses obligations vis-à-vis du parti et de son chef ?

Vitali Boton