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Débrayage annoncé hier par la Cstb: Un mouvement sans grand effet PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 05/12/2012   
Mercredi, 05 Décembre 2012 06:54

Les militants de la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) ont déclenché depuis hier une grève d’avertissement de 48h pour protester contre la non satisfaction de leurs revendications. Le constat fait sur le terrain montre que les activités dans les écoles et collèges de Cotonou se sont déroulées sans grandes perturbations... Mais le Secrétaire général adjoint de la Cstb Paul Essè Iko, joint au téléphone hier nuit, persiste et signe que la grève a été bien suivie dans tout le pays.

La grève annoncée hier par la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) n’a pas eu d’ampleur sur le système éducatif béninois. Du moins pour ce qui concerne les écoles et collèges du département du Littoral. Le tour que nous avons effectué dans quelques établissements publics de Cotonou a permis de constater que malgré l’appel lancé par les responsables de la Cstb, des élèves et enseignants étaient bien au cours. Des apprenants de certains établissements ont composé sans  bruit. C’est la preuve que sur le terrain, le mouvement a été sans grand effet. Mais le secrétaire général adjoint de la Cstb Paul Essè Iko soutient que le mouvement a été largement suivi dans tout le pays. Il affirme qu’à Cadjèhoun et à Houéyiho par exemple, les portes étaient fermées. A Allada dans l’Atlantique, la grève aurait été suivie à plus de 80%, à Zè 65% et à Tori à 98%. C’est dire que le mouvement a été partiellement suivi par endroits. Néanmoins, ce mouvement de grève contrairement aux autres  n’a pas eu d’ampleur et ne saurait inquiéter le gouvernement.

D’autres syndicats menacent

Pour le moment, le gouvernement ne peut pas savourer sa victoire puisqu’à partir du mardi 11 décembre, les syndicats des trois ordres de l’enseignement déclenchent une grève d’avertissement de 48 heures. Ils revendiquent la restitution sans condition des défalcations opérées sur leur salaire pour fait de grève et l’extension de la jouissance aux enseignants du décret n° 2011-505 du 05 août 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des agents de l’Etat.

Louis TOSSAVI