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Grève à la Cstb: Le gouvernement veut sévir, les travailleurs imperturbables PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 04/12/2012   
Mardi, 04 Décembre 2012 07:53

A peine annoncée pour prendre effet dès ce jour, mardi 04 décembre 2012, la grève de protestation de 72 heures renouvelables décidée par la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) enregistre déjà une riposte du gouvernement. Des fiches de présence au poste que devront remplir tous les enseignants chaque jour sont désormais disponibles dans les écoles... La confédération syndicale des travailleurs du Bénin entre en mouvement de grève dès ce jour et ce, pour trois jours par semaine. La CSTB dénonce la politique liberticide, d'intimidation, apatride et affameuse du gouvernement avant d'exiger la satisfaction des nombreuses revendications. Au nombre de ces exigences, le relèvement du SMIG au regard de la cherté de la vie, la restitution des prélèvements illégaux sur les salaires des travailleurs du COSYNAP, du FUOSS et des enseignants pour fait de grève, l'extension de la jouissance aux enseignants du décret n°2011-505 du 05 Août 2011 portant institution d'un coefficient de revalorisation des indices de traitement des agents de l'Etat ,le paiement effectif des 10% de revalorisation des indices de traitement au titre de 2011 et 2012, à compter de janvier 2012 à tous les personnels concernés, en activité ou à la retraite, le traitement des actes d'avancement et de reclassement des enseignants pour ne citer que ces points. Ce nouveau mouvement de débrayage qui pourrait paralyser l'administration publique dès ce jour et en l'occurrence les écoles publiques, est en passe de donner à un bras de fer entre les syndicalistes et le gouvernement comme ce fut le cas par le passé. En effet, comme réplique à ce mouvement de grève des enseignants, des listes de contrôle par poste sont convergées dans toutes les écoles via les circonscriptions scolaires pour un point journalier de présence des enseignants. Lesquelles listes seront également transférées dans les mairies. Cette nouvelle procédure qui n'a rien de nouveau puisque ayant déjà été appliquée l'année scolaire écoulée, est faite dans une logique de défalcation. Ce qui amène d'aucuns à conclure que le gouvernement entend donc récidiver. Or cette question constitue l'un des points essentiels de l'actuel bras de fer gouvernement-Syndicats. A en croire certains enseignants rencontrés hier dans les rues de Porto-Novo, c'est parti pour une fronde sociale et plus que jamais, " ces intimidations et ces manies de nature à exposer les enseignants à la vindicte populaire n'auront plus droit de cité ". Pour la plupart des enseignants rencontrés, le gouvernement peut même procéder à la suppression des salaires, car ils n'entendent pas reculer ''nous aurons le dessus '', a déclaré un enseignant du primaire. Quant à la mesure à prendre face cette liste de présence, " seule l'assemblée générale de ce mercredi pourra nous informer d'avantage " ont-il confié. Charles Honvoh