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Grève à la Cstb:Le ministre Alassane Djimba appelle à la responsabilité des enseignants PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 04/12/2012   
Mardi, 04 Décembre 2012 07:39

Les écoles, lycées et collèges d'enseignement général publics seront paralysés pendant 48 heures à compter du 11 décembre prochain par une grève déclenchée par le Front d'actions des syndicats des trois ordres de l'enseignement. Cette situation n'a pas laissé indifférent le ministre de l'Enseignement secondaire, technique, de la Formation professionnelle et de la Reconversion des jeunes... Alassane Djimba Soumanou trouve cette grève des enseignants inopportune car selon lui, la motion de grève déposée par les enseignants ne prend pas en compte les préoccupations de l'école béninoise mais plutôt des revendications d'ordre général. Il cite pêle-mêle des dossiers pendants au tribunal. C'est d'ailleurs pourquoi, il en appelle au sens de responsabilité des enseignants. " Nous sommes d'accord qu'il y a des problèmes. Mais, la solution n'est pas dans les débrayages et les grèves ", a-t-il indiqué. Pour le ministre de l'Enseignement secondaire, les élèves et les enseignants ne méritent pas de rester à la maison en attendant que l'affaire Icc-Services et autres aboutissent. " Leur place est à l'école et les négociations vont se poursuivre ", a-t-il ajouté. Comme il fallait s'y attendre, le ministre Alassane Djimba Soumanou est revenu sur le budget de son département ministériel qui est passé de 48 milliards l'année dernière à 52 milliards en 2013. A l'en croire, 44 milliards sont consacrés aux salaires et indemnités. Tout en saluant cet effort du gouvernement, il demande aux enseignants de faire attention et de tout mettre en œuvre pour que le dialogue qui n'est pas rompu continue. " Ce n'est que dans le dialogue qu'on aura des solutions aux différents problèmes ", a-t-il fait remarquer. C'est d'ailleurs pourquoi, il exhorte les enseignants à la patience et à faire confiance au gouvernement. Pour le porte-parole du Front, Lucien Langanfin, la grève n'est pas suspensive du dialogue. " Nous sommes toujours ouverts au dialogue. Si le gouvernement nous invite à la table de négociation et fait preuve de flexibilité, nous aviserons. Dans le cas contraire, on passera de 48 à 72 heures de grève avec tacite reconduction ", a-t-il fait observer. Comme on peut le constater, les deux parties à savoir les enseignants et le gouvernement sont tous préoccupés par la situation qui risque de compromettre l'avenir de milliers d'écoliers et d'élèves. Maintenant, reste à savoir si l'appel du gouvernement à travers le ministre Djimba Soumanou sera entendu surtout qu'il a laissé entrevoir dans ses propos que la défalcation sur salaires est encore de mise. Les prochains jours nous édifieront.

Edgar Gnimavo