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Affaire Port sec de Tori: Joseph Ahanhanzo-Glèlè devant le Procureur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 19/11/2012   
Lundi, 19 Novembre 2012 08:03

Cité dans l’affaire du port sec de Tori qui a éclaboussé des proches du président de la République, l’ancien Directeur général du port autonome de Cotonou, Joseph Ahanhanzo-Glèlè a été entendu mercredi 13 novembre 2012 par la Direction des affaires économiques et financières de la Police nationale. La suite de la procédure, c’est qu’il sera présenté au Procureur de la République dans les heures qui suivent...
La Direction des affaires économiques et financières de la Police nationale, qui enquête sur les faits présumés de corruption dans l’affaire du Port sec de Tori, présentera les mis en cause à la Justice dans les heures qui suivent. Au nombre des personnes concernées, il y a l’ex-directeur général du Port autonome de Cotonou, Joseph Ahanhanzo-Glèlè. Ecouté mercredi dernier, il sera amené à s’expliquer devant les juridictions du pays sur les faits de corruption présumée. Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou va probablement l’entendre demain mardi. A la suite de cela, il pourrait l’inculper formellement en lui demandant des comptes. Seulement, l’idée d’entamer des poursuites pénales contre l’intéressé et les autres présumés coupables de faits de corruption, risque de ne pas aller loin. Aucun juge n’a été encore nommé pour examiner de plus près cette affaire. En dehors de Joseph Ahanhanzo-Glèlè, trois autres personnes sont concernées par ce dossier. Ils ont été déjà entendus par la même unité de la Police nationale. Il s’agit de Edouard Ouin Ouro, ancien Secrétaire général de la Présidence de la République, de Ichola Bio Sawè, ex-directeur de cabinet du ministère de l’Economie maritime, de Eric Hounguè, promoteur du port sec de Tori. Une première comparution avait déjà eu lieu le 23 octobre 2012, mais sur les quatre personnes citées, ce sont les trois dernières qui ont été auditionnées par le Procureur de la République près le Tribunal de Première instance de Cotonou. Elles ont été relâchées et mises sous convocation. Au cas où, l’on sera en face des faits avérés, ils vont tous se retrouver sur le banc des accusés. Cependant, les actions en justice n’étaient pas à l’ordre du jour dans la stratégie du gouvernement. Malgré les décisions courageuses prises en révoquant de leur poste respectif, les intéressés, le chef de l’Etat n’avait pas engagé des poursuites pénales contre eux. L’initiative de poursuivre Joseph Ahanhanzo-Glèlè, Edouard Ouin Ouro, Ichola Bio Sawè et Eric Hounguè devant la justice, est plutôt venue des Organisations de la Société civile qui ont demandé au Parquet d’enquêter sur les forfaits présumés qu’auraient commis les mis en cause.

FN