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Table ronde: Les hommes d’affaires dénoncent les contraintes liées à l'investissement privé au Bénin PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 31/10/2012   
Mercredi, 31 Octobre 2012 07:13

Ouvert depuis le lundi 29 octobre 2012, les travaux entrant dans le cadre du dialogue secteur publique /secteur privé pour la relance de l'économie, s'achève ce jour. Hier Mardi 3O octobre, on en était à la deuxième journée des travaux. Cette journée a été meublée par divers ateliers et panels dont celui portant sur le diagnostic et les perspectives des contraintes à l'investissement au Bénin...
Contraintes à l'investissement privé au Bénin : diagnostic et perspectives ", c'est le panel qui a constitué les travaux du deuxième atelier de ce Mardi après celui sur " les orientations macroéconomiques pour le développement du secteur privé ". Il n'est plus un secret pour personne que beaucoup de difficultés entravent l'investissement privé au Bénin. Allant de la lourdeur des tracasseries administratives, la surenchère passant par la pression fiscale pour finir à la ''béninoiserie'', ces contraintes handicapent et endiguent l'investissement privé au Bénin. C'est certainement l'une des raisons ayant favorisées le choix de ce thème dont la pertinence n'est plus à démontrer. A ouïr les différentes interventions de l'atelier, l'environnement béninois semble hostile à l'investissement privé. Ce qui ne provient pas d'une volonté publique mais du fait de particuliers guidés par des intérêts personnels. Le diagnostic révèle donc que l'investissement privé au Bénin se heurte à de nombreuses barrières qui freinent son élan. D'où la nécessité de repenser la question. Cet atelier perçu comme un cadre de réflexion devant aboutir à de nouvelles perspectives, est sensé replacer l'investissement privé au cœur du développement au Bénin. Pour Tidiane Ndiaye président de l'atelier et du groupe Boa Bénin, " l'environnement béninois est hostile à l'investissement privé alors qu'il y est paradoxalement approprié ". Le modérateur Jean baptiste Satchivi dans le même sens a suggéré qu'on en arrive à cultiver l'esprit du libéralisme moderne. Quant à Régis Facia, sa communication s'est appesantie sur l'environnement des affaires, de plus en plus réfractaire à l'investissement privé. Le mal étant diagnostiqué, comment y remédier ? Seules les perspectives nouvelles pourraient y répondre.


Entre autres perspectives…


Améliorer et réorganiser la fiscalité et la rendre plus souple, améliorer la qualité de gouvernance de l'administration publique, décourager l'économie informelle en encourageant l'accès au financement et arriver à une relation adéquate entre le système éducatif et l'entreprise privée. Voilà quelques recommandations à intégrer dans les nouvelles perspectives pour encourager et lever les contraintes liées à l'investissement privé. Au total, il ressort de cet atelier, la nécessité de réconcilier l'investisseur privé Béninois avec son environnement en introduisant dorénavant des mécanismes susceptibles de briser les barrières et les contraintes à l'investissement privé. Est-ce à dire que nous n'assisterions plus comme par le passé, à des situations qui contraignent l'investisseur privé à s'exiler et s'installer dans un pays voisin doté d'une fiscalité clémente?


Encadré : Nécessité d'une feuille de route


Si la table ronde doit servir de tribune d'expression d'opinions sur les domaines de la vie économique et sociale, elle doit également se constituer en un creuset de formulation de décisions concrètes et immédiatement applicables. Car, pour mémoire, des recommandations issues du forum national de concertation initié par le Haut-commissariat à la gouvernance concertée du 15 au 17 décembre 2009 et intitulé " quelle gouvernance pour le développement du secteur privé au Bénin ?", très peu ont été mises en œuvre. Aussi, la proposition d'une feuille de route comportant des tâches assignées aux acteurs publics et privés, évaluée selon une périodicité définie s'avère nécessaire.

Gérys Hadégbé