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Dialogue public –privé: Diagnostic et balises pour la relance économique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 30/10/2012   
Mardi, 30 Octobre 2012 08:11

Les travaux entrant dans le cadre de la table ronde pour la relance économique au Bénin sont ouverts depuis hier Lundi 29 Octobre 2012. C'est le chef de l'Etat Boni Yayi en personne qui a officié la cérémonie solennelle de lancement desdits travaux... C'est une salle polyvalente du palais des congrès pleine à craquer qui a connu hier Lundi 29 0ctobre 2012, la cérémonie d'ouverture de la table ronde initiée dans le cadre du dialogue secteur public - privé. Un parterre de personnalité a honoré de sa présence ladite cérémonie sans compter les nombreuses délégations sous régionales et internationales. Les représentants des institutions publiques, les présidents d'institutions, les membres du corps diplomatique, consulaires et les représentants du secteur privé n'ont pas été du reste. Prévu pour les 29,30, et 31 octobre 2012, le dialogue secteur public/secteur privé pour la relance de l'économie au Bénin est désormais réalité. C'est aux environs de 9h 30 mn après l'installation des différentes délégations, des invités et des officiels que le top a été donné. Un présidium composé du Haut commissaire à la gouvernance concertée, Hcgc, Moïse Mensah, du premier ministre Pascal Irénée Koukpaki, du ministre d'Etat chargé des affaires présidentielles Yssouf Kogui N'douro, de Sébastien Germain Adjavon président du conseil national du patronat et présidé par Boni Yayi, a conduit l'ouverture de cette table ronde. C'est à Moise Mensah avec sa double casquette de président du Hcgc et de président du comité d'organisation et de suivi de la table ronde qu'est revenu l'insigne honneur de prononcer la première allocution. Il a estimé qu'il faille ''passer d'un Etat providentiel à un Etat au service des entreprises privées''. Il a été suivi du président de la commission de l'Uemoa Cheik Adjibo Soumaré qui a encouragé l'initiative et a souhaité quelle fasse école au sein de l'uemoa. Quand au gouverneur général de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné qui espère que ces travaux soient un facteur de croissance. Christian Adovèlandé, président de la Boad et de Ginette N'zao N'téka, représentante de Banque africaine de développement, ont tous loué cette initiative. Avant l'allocution du chef de l'Etat, l'assistance a eu droit à une partie de déclamation poétique d'Eric Hector Hounkpè qui a d'ailleurs usé de son humour pour réconcilier pour de vrai, Boni Yayi et Adjavon Sébastien qui se sont serrés les mains sans se faire prier. C'est alors que le chef de l'Etat prit la parole pour prononcer son discours d'ouverture qui a durée environ 20 mn. Il en a profité pour réitérer sa ferme volonté de parvenir à un dialogue franc et sincère entre le secteur public et le secteur privé. Il ambitionne que la table ronde offre l'opportunité de réflexions franches, objectives et fécondes. A entendre le chef de l'Etat, ''l'idéal serait de parvenir par le biais de ces assises, à une croissance inclusive durable où tout le monde travaille et en profite''. A la suite du chef de l'Etat, c'est Mme Ngozi, ministre des finances de la République fédérale du Nigeria, à la tête d'une importante délégation d'opérateurs économiques Nigérian qui a prit la parole pour réaffirmer les liens séculaires d'amitié et de fraternité entre les deux peuples. ''Le Nigeria ne saurait rester indifférent à cette table ronde béninoise'', avait-elle conclu avant de céder le pupitre au président du conseil national du patronat Sébastien Adjavon pour qui : " il urge que l'Etat restaure la confiance en respectant ses engagements"
Gérys Hadégbé

· Ils ont dit….

Après la cérémonie officielle d'ouverture de la table ronde pour la relance économique, nous avons recueillis les impressions de quelques personnalités. En substance, ce qu'ils ont dit

Vos impressions et vos attentes de cette table ronde ?

Aristide Adjibi (opérateur économique)

Mes impressions sont bonnes. Elles sont celles d'un chef d'entreprise plus ou moins rassuré. Puisque, ça fait longtemps maintenant que le climat économique n'est pas du tout reluisant. Mais avec cette table ronde, je crois que tout se passera désormais bien entre les autorités publiques et le secteur privé. Les deux doivent s'entendre pour construire un environnement économique épanoui.


Régis Facia (vice président du Conseil national du patronat-Bénin)


Bonnes impressions, il y'a comme un sentiment d'assurance ; le chef de l'Etat a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé, le véritable moteur de croissance et de création de richesse. Et le président du patronat dans son discours a explicité de façon claire, les préoccupations du secteur privé grand pourvoyeur d'emploi. Le chef de l'Etat a également, de façon judicieuse dans son discours, identifié les points sur lesquels les liens de convergence peuvent être trouvés. Dès lors, la table ronde nous permettra justement à la suite de ce déjeuner, de se retrouver pour échanger et trouver ensemble un certain nombre de mécanismes et de stratégies à partir desquels nous devrions désormais fonctionner pour faire avancer le partenariat public/privé de telle sorte que tous nos concitoyens puissent véritablement profiter d'une croissance inclusive.


Fulbert Géraud Amoussouga (président de la Cellule d'analyse économique de la présidence de la république)


En tant que coorganisateur de ce colloque, je puis dire que l'objectif c'est à la fois de réaliser le dialogue entre le secteur public et le secteur privé, un dialogue qui prend en compte l'ensemble des problèmes rencontrés aujourd'hui et trouver ensemble les voies et moyens pour aller de l'avant. Donc, aboutir à une croissance inclusive, laquelle croissance fait non seulement une part importante à la jeunesse en matière de création d'emploi, mais serait aussi cette croissance où tous ceux qui y participent, en bénéficient. Ce ne serait pas la croissance d'une minorité mais une croissance qui permettra à chaque Béninois de pouvoir se mettre au service de la production. D'un autre côté, il serait question de la relance de l'économie. Le but de cette table ronde, c'est d'abord le dialogue, nous dialoguons pour aplanir nos problèmes, nous comprendre afin de regarder dans la même direction. Il faut attendre également de cette table ronde que le gouvernement arrive à partager sa vision du développement avec le secteur privé et que le secteur privé, main dans la main, viendra voir en quoi, il aiderait le gouvernement à atteindre les objectifs de développement.

Propos recueillis par : G H