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Porto-Novo: Sit-in du Pcb pour dire non à l'immortalisation de Kérékou PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adjinakou du 30/10/2012   
Mardi, 30 Octobre 2012 08:06

Les militants du parti communiste du Bénin ont organisé hier lundi 29 octobre 2012 sur l'esplanade de l'Assemblée nationale une manifestation contre le régime de Mathieu Kérékou. Dans une déclaration lue, les communistes ont peint en noir le régime Kérékou de la période révolutionnaire à la période démocratique... Pendant que les amis du général Mathieu Kérékou cherchent des moyens pour immortaliser cette figure emblématique, les militants du parti communiste du Bénin PCB pensent que cet ancien président du Bénin ne mérite pas cet honneur qu'on lui fait. Au cours d'une manifestation organisée hier sur l'esplanade de l'Assemblée nationale à Porto-Novo, les militants du parti rouge ont fait l'historique de son accession au pouvoir qui s'est passé par le sang. Selon les PCB, l'image qui est retenue de Kérékou revenu aux affaires après 1996, c'est le démocrate, l'homme qui a parrainé la Conférence nationale, qui est respectueux des " Droits de l'Homme " et de la " démocratie ". Or au-delà des apparences, au- delà du cliché dont des partisans de l'autocratie et de l'arriération de notre pays veulent se servir comme fonds de commerce pour réhabiliter l'ignoble autocrate, il demeure une réalité, têtue comme un âne. Kérékou, au-delà de la farce consistant à se muer en pasteur, demeure lui-même. Un tyran, un criminel de sang. Ainsi de 1996 à 2006 des crimes de sang les plus abominables les uns que les autres ont été commis. Ils ont donné pour preuve l'assassinat du Juge Dossou-Yovo à Kandi en 2002, assassinat du juge Coovi, président de la Cour d'appel de Parakou, crimes non élucidés jusqu'aujourd'hui par Kérékou et ses hommes alors chefs du ministère de la Justice dont un certain Sossa Dorothé (Garde des Sceaux au moment des faits), assassinat d'agents de police comme Koundé, Tossou etc. Pour ces derniers, si Kérékou I assumait ouvertement ces assassinats par des déclarations telles " tirez à vue et sans sommation sur tout manifestant " ou bien " je marcherai sur les cadavres ", Kérékou revenu comme un caméléon épousant l'air des temps sous le manteau de pasteur préfère tuer en douce sans en réclamer la paternité. Alors on assiste à des morts non élucidées. Technique qu'il a dû enseigner à son poulain Boni Yayi avec les disparitions non élucidées comme celle de Dangnivo ou assassinat non élucidé comme celui de Bernadette Sohoudji. Outre ces actes de meurtre, les PCB ont dénoncé les mesures à l'encontre des " exilés dits volontaires " par Kérékou qui a décidé par ordonnance N°75-76 du 28 novembre 1975, de confisquer les biens de tous ses opposants résidant à l'extérieur, tous ceux qui osent parler un langage politique autre que le sien et qui ne sont pas à l'intérieur du pays pour être arrêtés. Aux termes de cette ordonnance, sont considérés comme exilés volontaires : " Tout Dahoméen qui depuis le 30 novembre 1974, s'est expatrié sans qu'il ait été pris à son encontre un arrêté portant exil ou sans qu'il ait été autorisé par les autorités compétentes à suivre une formation professionnelle ou universitaire à l'étranger. Tout Dahoméen qui, vivant à l'étranger avant le 30 novembre 1974, mène contre la révolution du peuple dahoméen des activités subversives. Tout Dahoméen qui, employé dans une institution internationale à la suite d'un acte de mise à disposition ou de détachement pris par les autorités dahoméennes compétentes et dont les agissements sont ou dangereux pour la Révolution du Peuple dahoméen ou de nature à la discréditer depuis le 30 novembre 1974. Tout Dahoméen qui, ayant été régulièrement autorisé à suivre une formation professionnelle ou universitaire, s'abstient sans autorisation préalable des autorités compétentes, de rentrer au Dahomey dans le mois suivant la fin de celle-ci et ce depuis le 30 novembre 1974. " Comme cela ne suffisait pas Kérékou II a récidivé avec les élections caractérisées de match amical en 2001. Pour le militants du PCB, l'histoire aura retenu qu'au Bénin , aux élections présidentielles de mars 2001, la Cour constitutionnelle a proclamé des résultats où le nombre des votants a dépassé celui des électeurs inscrits et où ce nombre des inscrits a varié entre le 1er et le 2ème tour et même entre la proclamation provisoire et la proclamation définitive des résultats du premier tour par la Cour constitutionnelle. Et à la fin, tout cela s'est terminé par un match amical entre deux partisans, Kérékou et son chef de la Coalition Union du Bénin du Futur, Amoussou Bruno. Tout ceci, d'après ces communistes, fait que Kérékou est un criminel de sang..

Cosme Kèkè