Skip to content
Vous etes sur la page:
Désordre au Port autonome de Cotonou: Koupaki assure que le gouvernement prendra ses responsabilités PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 23/01/2012   

Pascal Koupaki  a effectué une visite vendredi dernier au port autonome de Cotonou, sur instruction du chef de l’Etat par rapport aux problèmes que rencontrent les acteurs du secteur portuaire. Face au constat sur le terrain, le premier ministre a assuré que le président Boni Yayi et son gouvernement prendront dans un bref délai une série de mesures pour rétablir l’ordre au port de Cotonou...
Après la visite des installations du port vendredi dernier, le Premier ministre a eu une séance de travail avec les principaux acteurs portuaires. Au cours de la séance, chaque acteur s’est prononcé sur l’exécution des réformes engagées, notamment les causes de la congestion du port. Car, le refus de certains acteurs, notamment les importateurs de véhicules, de se conformer à certaines dispositions des réformes, impacte négativement les performances économiques du port autonome de Cotonou. Le constat fait est que la dernière rencontre à la présidence entre le chef de l’Etat et les acteurs portuaires n’aura servi à rien. Des poches de réticences subsistent toujours de la part des importateurs. Pour le directeur général du port, deux raisons expliquent la congestion actuelle de l’enceinte portuaire. Il s’agit d’une part, selon Joseph Ahanhanzo-Glèlè, de la capacité d’accueil de conteneurs du port, et d’autre part, du retard mis pour valider les Bfu et surtout du blocage et du sabotage délibéré du processus par les importateurs. Des opérateurs sont accrochés à leurs intérêts catégoriels au détriment de ceux du port, a ajouté le Dg/Port. Il a appelé chacun des acteurs portuaires à s’engager pour le respect des dispositions en vigueur afin que les camions et les conteneurs (chargés et vides) quittent le plus tôt possible le port. C’est un sabotage économique qui mérite la peine de mort, a souligné Martin Dohou Azonhiho, conseiller spécial à la sécurité du port.

Le ministre des finances et de l’économie voulait d’une solution radicale à l’encontre des structures ou personnes responsables de ces sabotages afin de  régler pour de bon ce casse-tête relatif à l’engorgement du port. Pour Adidjatou Mathys, il ne sert à rien de trouver, ensemble, des solutions aux préoccupations et que certains refusent de les mettre en application. Elle a suggéré que les sanctions prévues par les textes en la matière soient appliquées aux acteurs coupables de sabotages.

Le premier ministre a déploré l’état dans lequel se trouve actuellement le port de Cotonou. « J’ai mal de voir le port dans cet état », a-t-il regretté. C’est pourquoi, il a mis les uns et les autres en garde. Pour M. Koupaki, la séance de vendredi est la dernière avec les acteurs portuaires car, l’Etat entend enfin prendre ses responsabilités. Il a souligné que la collaboration de tous les acteurs portuaires est indispensable. Pour le premier ministre, il est nécessaire d’avoir une mobilisation générale face aux enjeux économiques et aux défis de développement du Bénin et à l’aménagement du territoire. «Cotonou ne peut pas accueillir tous les camions. Nous devons savoir faire des concessions à tous les niveaux pour pouvoir démarrer sur de nouvelles bases », a souligné Pascal Irénée Koupaki. L’envoyer du chef de l’Etat au port en appelle au sens de responsabilité et à la compréhension des acteurs portuaires à penser à l’avenir des enfants du Bénin. Le premier ministre a annoncé qu’un conseil extraordinaire des ministres devrait être tenu sur le sujet ce jour. D’importantes décisions pourraient être prises pour trouver une solution à la situation de désordre qui règne au port de Cotonou.     

J. D.