Skip to content
Vous etes sur la page:
Revendication des travailleurs: La reprise des négociations gouvernement/syndicats PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 15/04/2011   
Vendredi, 15 Avril 2011 08:44

La commission nationale permanente de concertation et de négociation collective gouvernement, centrales et confédérations syndicales s’est retrouvée hier jeudi 14 avril 2011 à l’Infosec de Cotonou. C’était dans le cadre de la première session ordinaire de l’année 2011... A cette rencontre qui a connu la participation de quatre membres du gouvernement et de plusieurs secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, un seul point était retenu à l’ordre du jour : l’examen de la revalorisation des traitements indiciaires. Le second point lié au projet de loi portant statut général de la fonction publique étant retiré à cause d’un certain nombre de préalables exigés par les syndicats, sera examiné ultérieurement.

La revalorisation des traitements indiciaires est l’une des revendications évoquées par le syndicat des travailleurs du ministère de l’économie et des finances en grève perlée depuis environ huit (8) mois. C’est aussi une revendication relayée par la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin de Gaston Azoua.

Selon le président de la commission, le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, il s’agit de multiplier par deux le salaire indiciaire actuel. Et dans ce cas, il s’avère nécessaire d’identifier toutes les catégories d’agents concernées. Avec les centrales et confédérations syndicales, le gouvernement a passé en revue l’impact d’une telle mesure sur l’évolution de la masse salariale dans notre pays les années à venir. Ils se sont par ailleurs préoccupés de l’impact de cette revendication sur la structure même du budget de l’état et sur le mode de financement des dépenses publiques notamment les dépenses d’investissement. Le ministre d’Etat chargé du développement a souligné que compte tenu du côté sensible de cette revendication, les participants se sont aussi intéressés à savoir comment analyser une telle revendication pour ne pas compromettre le processus de développement du pays. Et là, Pascal Irénée Koupaki n’a pas manqué de mentionner que le Bénin est un jeune pays dans lequel le besoin de construire encore des écoles, des routes et d’autres infrastructures de développement se fait sentir. De même, il a souligné qu’il ne s’agit pas de limiter cette revendication aux seuls agents du ministère des finances évalué à peu près à 3500 personnes. C’est pourquoi, il précise que sur les 80.000 agents que compte aujourd’hui la fonction publique environ 61.000 seraient directement concernés par la revalorisation des traitements indiciaires. « La masse salariale de la fonction publique avoisinerait en 2011 270 milliards FCFA soit le double de la masse salariale à fin décembre 2005 », a fait remarquer Pascal Irénée Koupaki. Pour le président de la commission, à partir des critiques constructives des secrétaires généraux présents, le gouvernement a trouvé qu’il serait intéressant qu’une politique salariale soit élaborée pour éviter de résoudre les problèmes au coup par coup. Il en est de même pour la mise en œuvre d’un système d’attribution des primes et autres indemnités dans la fonction publique afin de mieux coordonner les choses. Toujours, dans l’optique de faire baisser la pression, les membres de la commission rencontrent lundi prochain les membres de la Fésyntra-Finances pour essayer de trouver un terrain d’entente par  rapport à la satisfaction de leurs revendications. En prélude à cette rencontre, le ministre du travail est chargé de prendre des dispositions pour faciliter les choses.



Fulbert FAVI