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Me Houngbédji n’a jamais appelé le peuple à la violence PDF Imprimer Envoyer
Écrit par 24 H au Bénin du 04/04/2011   
Lundi, 04 Avril 2011 09:06

Contestation post-électorale au Bénin: Me Houngbédji n’a jamais appelé le peuple à la violence


Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs du scrutin présidentiel par la Cour constitutionnelle, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une liquidation de la démocratie. Le candidat de l’UN qui ne digère pas ce qu’il appelle l’imposture avait appelé le peuple à la résistance et non pas à la violence...
Cette déclaration du président Adrien Houngbédji a débouché sur une vaste campagne d’intoxication savamment orchestrée par la mouvance... Dans une infructueuse tentative de soulever le peuple contre le candidat de l’UN, qui est un apôtre de la non violence, les thuriféraires du Changement parlent d’un certain complot contre la paix.

Mais force est de constater qu’une lecture judicieuse des déclarations du président Adrien Houngbédji montre clairement que le combat de l’homme est d’éviter l’hécatombe politique à son pays.

Par ses arguments, il démontre comment ses compatriotes sont l’otage d’une mouvance qui impose un chef de l’Etat. Sa logique aboutit sur une manœuvre avérée du pouvoir de bouleverser l’ordre démocratique instauré depuis plus de deux décennies au Bénin.

Et c’est pour mettre fin à la saignée qu’il appelle le peuple à la résistance. Et la résistance populaire n’a jamais été synonyme d’une quelconque violence ou d’une révolte armée. Une fois encore, les Cauris ont fait preuve d’une carence légendaire.

Si le président Adrien Houngbédji se réclame être l’élu des Béninois, il est normal qu’il demande à ce qu’on lui rétrocède sa victoire. Si le président Adrien Houngbédji juge anti-démocratiques, les actes du régime en place, il est aussi normal qu’il appelle le peuple à l’opposition. Et ces appels ne doivent pas être assimilés à une violence si soi-même, on se prépare à instaurer le trouble public dans le pays.

De plus, le peuple dispose d’une kyrielle de manières pour manifester sa résistance et sa désapprobation. Le soutien aux appels du président Houngbédji peut se faire dans les comportements que dans les urnes à nouveau. Les centaines de milliers de Béninois lui ayant accordé leurs suffrages peuvent décider élire une nouvelle assemblée acquise à l’opposition. Cette forme de contestation est connue au Bénin pour son efficacité et son esprit pacifique. Ce n’est donc pas la contestation par la marche qui déboucherait sur une scène de violence, mais plutôt la sanglante répression organisée par le pouvoir.

De même, la résistance peut être perçue dans la fonction publique par des mouvements de grèves généralisés, l’asphyxie économique du pays pour empêcher Boni Yayi et ses partisans de disposer des ressources pour un éventuel achat massif de conscience. L’ éventualité probable et très efficace d’un vote sanction lors des législatives. Par ailleurs le peuple peut décider d’accorder à l’hémicycle une écrasante majorité à l’opposition. Il pourra donc l’utiliser pour ramener l’ordre démocratique dans le pays. On ne voit donc pas où se trouverait la violence dans la résistance du peuple face à l’autorité de Yayi. Il est donc utile que la mouvance arrête avec cette campagne d’intoxication qui provoque dans l’opinion une véritable inquiétude. Le mieux serait donc de reconnaître si elles sont justifiées, les critiques du président Houngbédji et de renoncer à une confiscation du pouvoir.

Odi I. AÏTCHEDJI

 

Janvier YAHOUEDEOU

Victor Prudent TOPANOU

Kessilé TCHALA SARE

Christian Enock LAGNIDE

Abdoulaye Bio Tchané

Joseph Salomon BIOKOU

Issa SALIFOU

Cyr N’PO KOUAGOU

Joachim DAHISSIHO

Yayi BONI

Marie Elise GBEDO

Jean Yves SINZOGAN